- Fin du club -

28 mai 2013 § Un commentaire

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La Bouche – Roman à 100 doigts

20 mars 2013 § Poster un commentaire

 Lu par Sabine

"Des mots ventriloques soliloquant, des mots qui jouent des coudes pour s’échapper des pages. J’écrase mon texte contre mon ventre, ferme la bouche ! Personne ne veut nous entendre ! Mes mots et moi sommes devenus invisibles, inaudibles." 

Ce livre numérique est une improvisation littéraire basée, un exercice de style semblable au principe du cadavre exquis.
Sur une idée de Chris Simon, neuf auteurs ont pris la suite de l’écriture pour réussir un récit original et intrigant.

Vous pouvez faire fonctionner le bouche-à-oreille sur ce titre, il est à dévorer sans modération !

Résumé :
Olive récupère son manuscrit chéri dans une maison d’édition enfumée. De retour chez son coloc, elle découvre qu’elle a oublié la couverture…

à télécharger sur Kobo - iBookStore - Amazon

Ce que je peux te dire d’elles – Anne Icart

20 mars 2013 § Poster un commentaire

 Lu par Sabine

"Aimer la vie. Coûte que coûte. Malgré les attentes interminables, les désirs inassouvis et les espoirs enfuis." 

C’est une belle sage, quatre générations de femmes, autant de joies et de blessures, d’espoirs et de déceptions. Portraits de mères, d’amoureuses, de militantes, Ce que je peux te dire d’elles est aussi une esquisse de la condition féminine des années 60 à nos jours.

"Les blessures de l’enfance laissent aux adultes des cicatrices brûlantes. Tout dépend de la façon dont elles ont été soignées."

Un roman émouvant, une écriture sensible, de la couverture au point final, c’est un titre de toute beauté !

Résumé :
Un matin, très tôt. Le téléphone sonne. Blanche n’aime pas ça : les coups de fil au petit matin n’annoncent jamais rien de bon. Cette fois, pourtant, c’est une bonne nouvelle : Violette a accouché dans la nuit d’un petit garçon. Blanche est bouleversée : elle ne savait même pas que sa fille était enceinte. Et puis un garçon, le premier au bout de cette lignée de filles, quelle histoire… Dans le train qui la mène de Toulouse vers Paris, le trac au cœur, Blanche relit les carnets de moleskine destinés à Violette ou, remontant le temps, elle a essayé de se souvenir de tout, tout ce qu’elle peut lui dire d’elles.

Ô AUDIMAT… – Jean-Claude Thibault

20 mars 2013 § Poster un commentaire

Lu par Sabine

"Tout de même, Papa devenu stakhanoviste des problématiques du cœur, tuteur de l’émotion bon marché, accoucheur de l’épanchement ostentatoire, c’est aussi malsain que faire la vaisselle en pleine digestion. Les ménagères devraient au moins savoir ça… ?" 

La satire que propose l’auteur dans ce roman est certainement plus réelle que ce que l’on peut imaginer.
Au travers les yeux d’un enfant, les paillettes dans les yeux ne durent qu’un temps, la réalité du showbiz va heurter le jeune homme en devenir et il va ainsi se forger une opinion très éloignée de son point de départ.
Avec une écriture incroyablement drôle, un humour totalement maîtrisé, Jean-Claude Thibault prouve que l’on peut rire de tout, même du pitoyable !

Résumé :
Être le fils d’un animateur vedette de la télévision de divertissement…
Durant les premières années, tout paraît facile, enchanteur, allant de soi. Mais un jour, simagrées et hypocrisies n’échappent plus aux yeux du fiston. La désillusion vient, la douche est sévère !

lire un extrait 

livre numérique disponible sur Amazon.fr

Les Avenirs – Hafid Aggoune

20 mars 2013 § Poster un commentaire

 Lu par Sabine

"Sans fin, les aiguilles amènent le retour des jours. Le monde se répète mais ce n’est jamais une répétition. Chaque jour devrait porter un nom différent car chaque jour est unique, irremplaçable, infini et le monde ne change pas. Seuls nos regards se transforment." 

J’ai douté de ce roman le temps de quelques pages. Et puis, d’un coup d’un seul, les mots m’ont emportés, un véritable raz-de-marée.
Ce premier roman de Hafid Aggoune parle d’amour, du rapport à soi et à l’autre, du désir de vivre, du présent, du passé et des avenirs.

"Il faut faire l’amour comme le pinceau traverse l’espace, il faut vivre comme les livres se font, dans la lenteur de l’urgence d’aimer…" 

Le récit est sensible, riche, poétique et emprunt d’une force qui puise dans les faiblesses de son personnage.
Un chef-d’œuvre bouleversant !

"Les années sont passées comme un seul jour. Je n’avais plus rien à faire sur l’île de ma mélancolie. Je suis sorti par le trou qu’un papillon aux ailes féeriques m’avait montré comme dans un conte."

Résumé :
Les Avenirs raconte l’histoire de Pierre Argan, qui, pendant près de soixante ans, a vécu absent à lui-même sur l’île de Luz où il a été interné. Mais un matin de septembre, le vieil homme se réveille. Il remonte alors le cours de sa vie, se souvient peu à peu de son enfance, de son premier amour Margot… et de cette journée d’automne, en 1942, où tout a basculé.


Prix Fénéon 2005 et prix de l’Armitière 2004

Unanimement salué par la critique à sa sortie en 2004, cette nouvelle édition publiée par l’éditeur 100% numérique StoryLab, a été revue et corrigée avec l’auteur.

06h41 – Jean-Philippe Blondel

20 mars 2013 § Poster un commentaire

 Lu par Sabine

"C’est vrai, c’est curieux, cette proximité ferroviaire. Vous êtes à quelques centimètres d’un autre corps, d’une autre histoire, et vous savez qu’en cas de crash, votre peau sera mêlée à la sienne."

Ce roman est un formidable huis-clos qui prend place dans le train de 06h41. Entre un homme et une femme, il y a toujours deux versions.

Lui : "J’ai toujours voulu être une autre personne. Plus indisciplinée. Plus intelligente. Brillante. Une comète. Quelqu’un qu’on regarde passer dans son ciel et dont on parle à ses enfants des années après avec des étoiles dans les yeux."

Elle : "J’aspirais à devenir une héroïne. Vivre des passions, des haines, des amours, des détestations, me jeter sur un lit en pleurant toutes les larmes de mon corps, me tirer les cheveux de désespoir, sauter de joie, me précipiter dans des bras, tenir des mains, tenir une main – et mener la danse."

Ces deux là ont vécus une histoire qui s’est mal terminée. Quand 27 ans plus tard, dans ce train qui les amène vers la capitale se retrouvent assis l’un à côté de l’autre, les souvenirs affluent et s’opposent.
L’écriture de Jean-Philippe Blondel agit comme un scalpel, le récit est une opération à cœur ouvert menée par une main de maître !

A emporter avec vous lors de votre prochain trajet.

Résumé :
Cécile Duffaut vient de passer le week-end chez ses parents à Troyes. Son mari et sa fille n’ont pas voulu l’accompagner. Trop ennuyeux ses vieux. Après deux jours de silence et d’incompréhension, elle est pourtant restée la nuit du dimanche ! Furieuse contre elle-même, elle attend donc, ce lundi matin, le train de 6h41 pour Paris.
À quelques mètres, Philippe Leduc fait les cent pas. Il attend le 6h41. Pour lui, une journée particulière commence. Il préviendra le boulot plus tard. Il se dit qu’il pourrait disparaître. Personne ne l’attend. Divorcé. Ses enfants indifférents. Ses amis perdus. Enfin, pas vraiment, puisqu’il fait ce voyage pour rendre visite à Matthieu, l’ami d’enfance.
Pour une fois, le train est à l’heure. C’est l’assaut et le départ. Philippe Leduc erre dans les wagons et trouve enfin une place libre. Juste à côté de Cécile Duffaut. Aussitôt, ils se reconnaissent mais font comme si de rien n’était…

Autrefois Outrebois – Benoit Rivillon

20 mars 2013 § Poster un commentaire

Lu par Sabine 

"À Outrebois, on est plus sur la rive gauche du Rhin que la rive droite de la Seine. Le village est dessiné perpendiculairement à l’Authie, la rivière qui distingue les gens du nord des autres. L’Authie sépare les gens du sol de ceux du sous-sol ; c’est-à-dire les paysans des mineurs ; la Picardie du Nord-Pas-de-Calais."  

C’est le second livre des éditions Mon Petit Éditeur que je découvre et j’en suis enchantée.
En quelques dizaines de pages, l’auteur brosse l’histoire d’un village de Picardie avec des mots justes et simples. La ruralité du récit est mise en musique et apporte une poésie indéniable au texte.

"Là-bas, personne ne prête attention au chef. On pense qu’il bat la mesure. Au pire, qu’il empêche de bien voir les instrumentistes. On ne se doute pas que pour le bon chef, faire sonner un orchestre c’est l’art de sauter dans le vide, d’aller vers ce qu’on doit entendre mais qu’on n’entend pas encore. "

Une écriture profonde et sensible !

Lectures publiques

Résumé :
Voici un village presque imaginaire. Un endroit inconnu que tout le monde connaît.
Où les grands-mères ont l’oreille absolue, où les coqs sont ténors,
les instituteurs communistes, les cyclomotoristes dégingandés.
Où les fous sont au volant, où les agriculteurs se croisent,
où les chiens sont de faïence, les curés toujours prêts,
et le cimetière, sous la pluie.

Les nuages de ce petit recoin du nord sont à la démesure
des accords de Richard Strauss ou de Gustav Mahler.
Être chef d’orchestre, c’est organiser les sonorités.
Celles d’autrefois, celles d’Outrebois, semblent avoir suscité cette musique…

Lire les premières pages

Autrefois Outrebois (Livre sonore, extrait 1’30) par Benoit_Rivillon

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