Lu par Aldus
Vendredi 13 oblige, lu ce week-end le premier titre d’une série de polars démarrée en octobre dernier sous ce titre de collection aux Editions La Branche. 13 titres prévus au programme bien entendu. Le premier d’entre eux, c’est “Samedi 14″ de Jean-Bernard Pouy. Tout le monde connaît Pouy, illustre initiateur devant l’éternel du divin Poulpe. Ce nouveau roman dans la lignée des meilleurs. Ne pas réveiller la bête qui sommeille. Un vieil anarchiste rangé avec son RSA et ses légumes dans une bicoque du fin fond de la Creuse, se voit un matin réveillé par une troupe de CRS diligentés pour protéger ses voisins, parents du nouveau ministre de l’Intérieur. Toutes ressemblances. Bouclage, évasion, cavale. Le pouvoir en place va trembler sur son siège à coup de scandales à répétitions dans tous les canards nationaux, de tous bords d’ailleurs pour ratisser bien large, le bougre devenant l’homme le plus recherché de France. Attrapera, attrapera pas. On ne s’ennuie pas un seul instant au rythme de la centaine de pages qui nous entraine dans toute la France et sur les pentes du Stromboli. Raymond Queneau nous accompagne tout le long du road movie, les pages choisies dans les deux pléiades qui complètent le bagage du bonhomme. On s’amuse beaucoup, c’est drôle et décapant en diable. On attendra tous l’éruption finale, pas déçu du voyage. Une série qui démarre au quart de tour, les autres vite. La version numérique à petit prix et sans DRM, de quoi passer aux amis pour s’en faire offrir d’autres. Elle pousse La Branche!
27 avril 2012
Samedi 14, Jean-Bernard Pouy
23 avril 2012
Angkor ou les génies décapités de Nicole Provence
Lu par Phooka
7.80 euros en epub ou pdfL’avis de Phooka:
Voilà un roman qui détonne dans le paysage actuel de la littérature jeunesse et ça fait un bien fou! Loin des sorciers, dragons et autres vampires, Nicole Provence nous emmène au Cambodge à la suite de Cléa une jeune ado dynamique et au caractère fort. Ne vous laissez pas influencer en tout cas, si comme moi vous n’êtes pas fan de cette couverture, le contenu lui, vaut le coup.? Cléa va vivre une grande aventure en compagnie de son “presque ” frère Yanis et d’un jeune moine, Tep. Ces trois là, vont unir leurs forces et leurs connaissances pour résoudre un mystère et enquêter comme le font les grands détectives.
On ne reviendra pas sur la couverture que je ne trouve pas très réussie (grand sujet de discussion
), compte tenu du lectorat auquel le roman s’adresse, mais peu importe, il vaut le détour !
Fugues – Pauline Doudelet
Lu par Pauline
Je vous avais déjà parlé de Pauline Doudelet, pour ses Petits meurtres à Paris, à l’époque j’avais dit que j’en lirais d’autres, eh bien c’est chose (enfin) faite !
Aujourd’hui je vais donc vous parler de Fugues ! Quand j’en entends ce mot, cela me fait penser à la musique. Mais là ce n’est pas le sujet ! Ici il s’agit bien de fugues au sens où on l’entend régulièrement dans les journaux.
La couverture, soumise aux choix des lecteurs il y a quelques mois sur le site de Pauline est aussi intrigante et belle que l’histoire et m’attirait depuis longtemps !
Au départ, il s’agit de l’histoire d’un fugueur de 40 ans qui achète une bâtisse isolée du monde et dont personne ne veut à cause de meurtres qui y ont été commis. Lui, il l’achète cash. Il y rencontre une fugueuse de 16 ans qui ne veut plus voir son père.
Ce récit ne commence ni par le début, ni par la fin, mais plutôt pas le milieu ! Au lecteur de remettre les faits dans l’ordre ! Je me suis d’ailleurs un peu emmêlé de temps en temps et des indicateurs de temps ne seraient peut-être pas une mauvaise chose, surtout lors du premier retour en arrière où l’on est un peu surpris ! Le récit commence par le début de la nouvelle vie de nos deux héros. Deux héros que les sentiments ne devraient pas unir. Et pourtant, leur passé, leur présent et même leur avenir, tous les unis. Ils sont unis pour survivre dans un environnement qui leur est hostile et où la France entière est à leur recherche.
C’est un roman qui mêle sentiment et polar, et qui est haletant pour le lecteur. La relation entre les deux héros peut être gênante pour le lecteur, mais elle est clairement expliquée et compréhensible. Commencez-le, vous ne pourrez plus vous arrêter.
Pour vous le procurer, il vous en coutera 2,99€ sur le site de Pauline Doudelet ou sur toutes les bonnes librairies numériques. Et bonne nouvelle pour ceux qui n’ont pas encore de liseuse, vous pouvez aussi vous le procurer en version papier à la même adresse !
Sinon, au rayon polar, Pauline a également écrit Petits meurtres à Paris et Pluie de corps qui vient de paraitre chez Numeriklivres.
Pluie de corps – Pauline Doudelet
Lu par Sediter
Retournons faire un tour du côté de Pauline Doudelet, auteur auto-éditée dont je vous parle régulièrement car je l’apprécie autant que ses textes, et qui a l’avantage d’être l’une des rares twittos à connaître mon visage, ce qui fait d’elle une menace potentielle pour moi ! Plus sérieusement, je parlerais ici de l’un de ces derniers textes, pour lequel elle a trahi la cause de l’auto-édition en s’alliant bassement au diabolique éditeur Numérik.livres (tout est expliqué dans cet article). Le résultat n’est autre que Pluie de corps, un polar (nous y reviendrons…) bien de chez moi puisqu’il se déroule dans la bonne ville de Lille, d’où est originaire l’auteure.
Pluie de corps décrit l’enquête de l’inspecteur Henri Lefèvre, un flic lillois un peu désabusé confronté à une série de mystérieux suicides. Progressivement, de plus en plus de personnes se jettent des toits en hurlant quelques prédications incohérentes. Henri est chargé de découvrir pourquoi, ce qui est loin de le passionner, d’autant plus qu’on lui a refilé le jeune Jules, un bleu un peu crétin qui lui colle aux basques. Leur enquête mènera les deux flics dans différents endroits “pittoresques” de la ville, depuis un calme musée bien rangé au sous-sol plus hasardeux d’une boîte sadomasochiste.
Ce roman est présenté comme un polar, ce qui n’est pas forcément faux car nous suivons bien une enquête policière, avec de vrais policiers et de vrais cadavres. Néanmoins, ne vous attendez pas à un polar noir et torturé. Comme je m’y attendais, nous retrouvons ici le ton piquant et drôle de l’auteure, qui ne se prend pas réellement au sérieux dans cette enquête un peu décalée. Certains passages vous arracheront rires ou sourires, notamment concernant une horrible déviance sexuelle que notre brave inspecteur est loin d’assumer…
La couverture d’un roman lillois nécessitait au moins une averse et quelques parapluies…
J’ai apprécié Pluie de corps comme on apprécie une bonne histoire, surtout grâce à ses dialogues et au caractère bien trempé de ses personnages. Je salue le choix de l’auteure de faire dérouler le récit en France, et non à Miami ou Manhattan comme il est d’usage en ce moment ! Néanmoins, je déplore un peu que le côté “lillois” ne soit pas plus approfondi avec finalement peu de mention des “décors” et de lieux.
Je conseille particulièrement ce livre aux lecteurs qui veulent passer un agréable moment aux côtés d’un inspecteur un peu barrés, plus qu’aux fans de polar purs et durs. Vous trouverez Pluie de corps dans toutes les librairies… numériques bien sûr !
Avec ce roman terminé en 1929 sur son bateau l’
Basse-Fosse. La ville du crime.



